Sia - Soon we'll be found
11/12/2010 12:04 par bananaslip
Les cadeaux de Noël sont achetés. Pendant que je les emballais, j’ai eu des réminiscences. Je me suis rappelé le moment où l’on ouvrait les paquets quand j’étais gosse. C’est drôle, parce que jusqu’ici, j’avais toujours fait en sorte de ne jamais plus me souvenir de tout ça, et là, c’est revenu complètement naturellement, sans violence. J’ai juste eu la vision de la couleur des paquets, des nœuds qui les entourait et des petites cartes griffées d’un « Joyeux Noël Nanie » attachées avec le plus grand soin au ruban doré. Ma mémoire arrive à me ramener l’odeur vinaigrée de la sauce salade, celles entremêlées des plats à la fin du repas, du café et des bougies que l’on éteint trop fréquemment. Et enfin, celle de la pipe que fumait le mari de ma tante. Ma tante, la sœur de mon père, une femme qui se disait avoir énormément de goût , me choisissait les tenues les plus foireuses à la limite du sordide à m’offrir à cette occasion, je crois que j’avais encore plus honte de les mettre que de porter les robes hideuses faites par ma mère qui s’improvisait styliste deux fois par ans. Elle aurait mieux fait de continuer à coudre des habits à nos poupées, qui elles, n’avaient pas à se pointer à l’école 6 jours de la semaine. J’ai pas à me plaindre, on m’offrait toujours des cadeaux plaisants, et surtout, puisque ma passion a dès très jeune été la lecture, personne n’avait à trop se creuser la tête, on m’offrait des encyclopédies, des collections de livres, j’adorais ce jour rien que pour ça. Même si je passais, aux yeux de mes cousines et de ma sœur pour un extra terrestre autiste, qui ne suppliait pas pour un CD de Mickael Jackson, des Barbies, ou des Polly Pocket. Le mari de ma tante se déguisait en père Noël, et venait faire la distribution. Ma sœur, mon frère et moi avions toujours moins que les autres. Aujourd’hui, ils sont devenus tellement hypocrites et cons, qu’ils seraient capables de dire le contraire, mais c’est la vérité. Il y a toujours eu cette différence entre nous et les autres. Peut-être à cause du décès de mon père, nous étions devenus moins importants. C’est quelque chose d’insidieux, qui sans qu’on le veuille vraiment, influence le reste de notre vie, quelque chose qui nous permet de développer des facultés d’adaptation énormes. Aujourd’hui, je peux affirmer que je n’ai besoin de personne, et que je ne dois rien à personne. Je suis libre. J’aurais voulu ne jamais m’attacher à toi. Il n’aurait jamais fallu que l’on se rencontre et que l’on se plaise. J’aurais envisager mon avenir moins facilement certes, mais j’aurais au moins envisager quelque chose. Là, je ne sais même pas si j’ai encore envie de vivre. Je ne sais pas si demain je ne vais pas péter un plomb et me pendre sur la terrasse, ou faire une overdose de médicaments dans ton lit, je ne reconnais pas le monstre qui m’a envahit, ce n’est pas moi, et pourtant c’est bien mon visage que j’aperçois dans la glace. J’ai envie de tuer froidement, pire encore, j’ai l’impression qu’en tuant cette pauvre fille, ma vie n’en sera que meilleur. Alors que la partie lucide de moi -même, celle qui n’est pas encore infectée par ce virus mortifère, tente chaque seconde de maintenir la camisole qui empêche le monstre de faire surface, mais ces liens s’effilochent à mesure que ma haine envers cette femme que je ne connais qu’à travers celui que j’aime, grandit. Ce sera elle ou moi. Et je pense que ce sera moi. Je ferais tout pour m’empêcher une telle salissure, je me suiciderai avant d’en arriver à la concrétisation de ce fantasme de mort, parce que oui, il s’agit bien d’un fantasme, je rêve de la voir crever, étouffant dans son propre sang, au préalable je lui aurait défoncé la gueule et péter toutes les articulations de façon à ce qu’elle ne puisse plus se déplacer. Je lui aurais aussi effectuée une ablation de la langue et des cordes vocales pour qu’elle la ferme, je n’ai jamais supporter le bruit, encore moins les cris, les pleurs, et les geignements, ça me rend violente. Salopard. Demain, je me casse. Au début que l’on était ensemble, j’étais heureuse, je suis toujours amoureuse bien sûr, mais quelque chose est périmé. L’amour est là, la tendresse aussi, l’envie. Mais je crois que j’appréciais le temps où je n’avais pas à me poser la question d’avoir ou non confiance en toi, tu l’aimais encore, et je te laissais libre de vouloir retourner vers elle ou rester près de moi. Je suis affalée dans le lit, il est presque dix heures, et je voudrais pleurer, mais même ça je suis incapable de le faire. Plus le temps passe plus je deviens dure, moins, j’ai de compassion, et pourquoi donc devrais-je en avoir alors que personne n’en a pour moi. Toute ma putain de vie, j’en ai eu pour tout le monde. Je me suis fait salir par ma propre famille, brimée et reniée par ma propre mère, j’ai réussi à m’en sortir, même si c’était perdu d’avance. Mais là, aujourd’hui, là maintenant, j’ai plus envie de faire comme si rien ne se passait, faire comme si je pardonnais et je ne voyais rien. Plus on me fait mal, plus j’attaque. Je ressens comme une sorte de rage intérieure, indescriptible et dangereuse.
Sia-Breathe me
11/12/2010 12:01 par bananaslip
Menteur, sale petit menteur. Je t’ai eu en flagrant délit, en plus de son profil, tu vas régulièrement voir ceux de tes autres ex, tu te connectes à un site de rencontre dans mon dos, et tu y lis des messages, visites des pages par dizaine. Vilain menteur, et moi pauvre conne. Malgré tes explications aussi foireuses que tes tentatives de dissimulation, je suis encore là. Pourtant, je suis à bout, vraiment. Je ne sais pas pourquoi je reste, J’ai peut-être nul part où aller mais je retombe toujours sur mes pattes, je trouverai dans tous les cas une solutions, c’est ma maison ici, je ne peux pas partir. Si je pars je meurs. Comment peux tu me demander de t’accorder ma putain de confiance… Tu ne sais même pas la valeur de ce mot et ce qu’il représente pour moi, c’est regrettable. Tu dois bien manquer de quelque chose pour te comporter de la sorte, ou alors tu ne m’aimes pas?? Je ne suis pas assez ce que tu as besoin, ce que tu veux… c’est terrible. Tu me dis que tout est de ma faute. Que je te pousse à faire ça, parce que je doute, parce que je n’ai pas confiance… et moi, inévitablement, je culpabilise. C’est ma vie en fait, elle se résume à la culpabilité. Coupable d’être une mauvaise mère, qui a eu des mômes jeunes, qui n’a pas eu le courage et la patience de se battre pour eux… coupable même à l’heure d’aujourd’hui, de ne pas être assez forte pour faire face. Responsable de ma situation, je me laisse volontiers et avec plaisir marcher sur la gueule par le père de mon second fils, qui s’est octroyer la garde avec des menaces au suicide auxquelles j’ai cédé, coupable d’avoir cédé. Traîtresse maternelle, suite à mes erreur je serai puni à l’image de ma faute, je n’aurais plus jamais d’enfant et je serai condamnée à vivre le temps que je choisirai qu’il me restera avec ce poids horrible sur la conscience, et puisqu’à chaque jour ne suffit sa peine, tant que je serais amoureuse de toi, tu persisteras à être la personne vouée à me rappeler ma condition quotidiennement . Oui, c’est un subtil et triste sort que d’aimer un homme qui ne vous permettra jamais de vous pardonner vous-même de rien. C’est comme d’être défigurée et d’être condamnée à vivre devant un miroir, avec le poids de la douleur infligée à mes enfants en plus, bien qu’ils soient heureux, moi je ne le serais jamais de les avoir perdu. Il me manquera toujours quelque chose, un brin d’amour propre peut être.
Adele - Best for last
09/12/2010 20:04 par bananaslip
Je redoutais qu’il nous arrive, qu’il nous entraîne, qu’il nous saisisse et nous brise en de si petits morceaux qu’il faudra des siècles pour se reconstruire. J’en avais peur, dès le début, et il est là, devant moi, et je ne peux strictement rien faire, je suis totalement impuissante, je dois le laisser œuvrer à nous défaire, à nous séparer. Ça brûle quand on déchire la chair, oui, mais à l’intérieur, ça m’ébouillante et ça me ronge… Mais peu importe, maintenant qu’il est là, maintenant que l’on a plus rien à se dire, j’attendrai que ça passe, non sans bruit, non sans hargne et pas sans haine, mais je patienterai jusqu’à ne plus rien sentir. Je n’ai pas défait mes valises, je n’ai pas rangé mes affaires dans l’armoire, ni remis mes produits dans la salle de bain comme si rien n’avait eu lieu. Tout est resté comme hier, plié, roulé à l’arrache dans des sacs plastiques en tous genres, chaussures, blousons, collants… Tout. Il n’y a que moi qui peine à partir, j’appartiens à cet endroit, c’est ici que j’ai rêvé ma vie. Il y a deux ans, je n’aurais jamais deviné que l’aimer aurait pu me rendre folle, me faire devenir ce monstre que je suis aujourd’hui. A jouer les amis avant d’être des amants, on se trompe. On partage, on rit, on sort, on s’attache, on s’aime, on se confie, et on va droit dans le mur. Il n’aurait jamais du me parler de ses ex femmes, jamais me dire de quelles façons, il les avait trompé l’une après l’autre, jamais du me dire de quelle manière elles l’avaient su, je n’aurais jamais du entendre pour quelles raisons, il avait eu envie de le faire, pour assouvir ses fantasmes, ou jusque parce « qu’il ne savait pas ou il en était »… Je déteste cette expression, elle n’est utile qu’aux personnes qui on besoin d’une excuse, sans que l’on puisse leur demander de se justifier, cette réponse est lâche, c’est de la merde. Aujourd’hui, je me hais, et je hais aussi la plupart des gens, principalement les femmes, parce que je n’ai confiance en plus rien. Ni en moi, ni en elles, ni en la vie. Je ne supporte plus ce que son passé à fait de moi, J’ai peur, peur d’être trop loyale et honnête pour lui, pour ce qu’il serait capable de me faire, à moi, une femme de dix huit ans sa cadette, qui n’a juste aucune expérience de la vie, me détruire, m‘enterrer. Ma première histoire d’amour je la vie à l’heure actuelle, et je devrais être la plus heureuse des femmes. (Pourquoi ce besoin de mentir quand il va voir son profil Facebook? Alors que je le vois de mes yeux dans son putain d’historique. Ça me rend tellement dingue, que je m’imagine que des choses horribles se trament dans mon dos et je rumine des choses violentes, comme me rendre chez cette salope et la cogner si fort que je ferais de son visage du steak haché, ou bien s’il arrive que je les trouve ensemble, je les menaces, je l’égorge devant lui et je me fais la même chose, et je le laisse en vie, juste pour la leçon. Cette pute, je pourrais me la faire de sang froid, comme un animal. Rien que d’en parler, j’ai la mâchoire qui tremble, de haine. Elle était sa meilleure amie pendant des années, lorsqu’il était avec sa première femme. Quand il a quitté cette dernière, quelques années après alors qu’il était avec une autre, il l’a trompé avec cette salope. Elle est bête, tellement bête que je me demande comment un homme de son intelligence, peut penser une seconde passer le reste de sa vie avec une femme aussi con, quelle honte. Il n’y a vraiment qu’un homme pour faire abstraction de ce genre de choses. Elle est peroxydée, de chez le bois de Boulogne, une face de rat, ça me dégoûte, ça me file la gerbe qu’il soit encore amoureux d’elle, et pire encore, qu’il me mente. J’ai honte, et j’ai peur de me sentir encore plus salie qu’il puisse me quitter pour elle. Sa première femme avait deux enfants, deux garçons, comme moi. Il les a acceptés comme ses fils, et maintenant qu’ils sont grands, souvent il parle des « aventures de la famille Fourrier Marivin » et je me rends compte que jamais il ne parlera de mes enfants ainsi, jamais nous ne serons une famille. Mon aîné est trop gros, il est trop chiant, il fait son intéressant, et mon petit est turbulent, parce que je lui cède tout. A coté de ça je suis une mère indigne qui ne s’occupe pas de ses mômes, parce que la plupart du temps ils sont chez leur père, et que vont dire les gens? Nan mais tu te rends compte de ce que pense les gens? Ça tombe bien, je m’en fous. La famille F-M à New York… La famille F-M au Mexique…. La famille F-M au Grand Canyon… Etc.…. Génial.) Et nous, ça ne sera jamais un joli petit conte de fée, parce que nous ne sommes pas assez bien. Je me demande pour quelle raison , il a voulu un jour être avec moi, aux vues de tout ce qu’il me reproche. Je suis une mère indigne qui ne s’occupe pas de ses enfants, et quand j’essaie de les avoir un peu plus, il se sent envahi, et dit que je les lui impose. C’est triste. Triste d’y avoir cru, et pire encore d’avoir entretenu cet espoir. Parce que maintenant, chaque jour j’ai envie de me suicider. Quand je traverse la route, je ne sais pas ce qui me retient de ne pas me jeter sous les roues d’une voiture, et plus je passe près et plus je me sens bien. J’ai envie de faire couler un bain et de m’ouvrir les veines, je serais sans pitié avec elles, depuis le temps que je me retiens.
